Je vais vite prendre ma technique du « levée tôt – couchée tôt » afin d’avoir un quota de sommeil suffisant au sein de cette charmante auberge de fêtards ! Bienvenue au Laos !
Et oui, je vais vite découvrir au cours de ce voyage que le Laos étant dans le sillon de la Thaïlande avec des prix très abordables mais un confort encore à parfaire, la pauvreté y est un peu plus importante.
Voici la Page Web Unesco – Luang Prabang à feuilleter pour un peu de culture !
Ce pays ne possède pas de proximité avec la mer, ce qui l’enferme complètement. Luang Prabang est elle, idéalement située sur le Mékong, au sein de vallée assez montagneuse entraînant une fraîcheur agréable. La petite ville accueille un peu plus de 50 000 habitants et est entourée de montagnes de 700 mètres d’altitude et à la confluence des rivières Nam Khan et Mekong. En plus de cela, elle est considérée par de nombreux voyageurs et écrivains comme le cœur de la culture laotienne.
Elle était anciennement la capitale royale du Lan Xang (du XIVe siècle à 1946) jusqu’à ce que le roi Phothisarat déplace le siège administratif à Vientiane en 1545. Des preuves archéologiques ont même prouvées qu’elle est habitée depuis au moins 8 000 avant Jésus-Christ ! Elle fut toujours au cœur des différents conflits rencontrés à ce croisement géographique des frontières. Brûlée, pillée puis reprise sous protectorat Français (dont on peut bien noter la présence), la ville est maintenant agréable et touristique.
A savoir que cette ville n’est ouverte au tourisme que depuis les années 90.
Je flânerais, comme pour Chiang Mai, le matin pour aller faire un tour dans les nombreux temples bouddhistes et monastères. Je fais le tour pour voir les propositions des vendeurs d’activités afin de condenser mes quelques jours ici.
Je commence ma première journée en longeant le Mékong afin que je puisse voir la vie qui en découle. J’arrive vite à la visite du plus somptueux des temples, le Wat Xieng Thong. Il fut construit au bord du fleuve en 1560 sous l’ordre du Roi Setthathirat. On trouve à l’intérieur du sanctuaire, plusieurs stupas qui renferment des bouddhas d’époque, mais aussi un char funéraire haut de 12m (pas assez de recul pour une photographie intéressante !). Sur une des façades, on peut observer une splendide mosaïque représentant « l’Arbre de vie » et bien d’autres scènes de la vie quotidienne.
Je poursuis mon chemin en arrivant au « bout de la ville », là où les rivières/fleuves se croisent. Un petit pont très beau, mais payant, surplombe la rivière Nam Khan afin d’accéder à l’autre rive où la « banlieue » de Luang Prabang se développe.

Un petit parc a été aménagé récemment afin de mettre en valeur la belle plaque fournie par l’Unesco en 1995. Les couleurs sont vives et la végétation dense. Je commence à apprécier fortement le décor Laotien !
Je fais ensuite demi-tour pour emprunter une des rues principales en visitant respectivement qui sont des bons exemples de l’architecture et du style lao.
La ville est agréable et pas trop bondée de monde, çà me change de la Thaïlande ! J’éviterais seulement la visite du Musée Royal en raison de la densité touristique, je n’ai pas envie de cela en ce moment !
Les rues et ruelles sont très cosys, avec beaucoup de fleurs et de petites marches ainsi que les bonnes odeurs de pâtisseries (l’influence Française se retrouve également avec la présence de nombreux « cafés ») et de saveurs plus asiatiques. Une colline est située en plein milieu de la ville : le Mont Phousi. Je pense que j’y ferais un tour pour le lever du soleil … demain !
En revenant vers le centre où se trouve mon hostel, je me rend vite compte que toute ma rue est en fait un petit marché qui s’arrête seulement au pic de chaleur de la journée (11-15h) pour reprendre en fin de journée. Les odeurs sont moins attractives tout de suite avec ce mélange de poissons crus et frits, la viande laissée en plein air, les aliments séchés et autres fruits. Je confirme qu’il vaut mieux éviter pour un estomac non habitué de se servir dans ce genre d’endroit, j’ai vu les légumes être arrosés d’eau toute la journée, et je ne peux dire d’où provenait l’eau ….
En alternant des matinées actives et des après-midi calmes, je commence à prendre un rythme qui colle avec celui des locaux ! Il ne faut jamais aller plus vite que la chaleur !
Je ferais quelques virées au marché nocturne de la rue Sisavangvong qui a lieu tous les soirs. On y retrouve toutes sortes de vêtements artisanaux, de vêtements pour enfants, et évidemment de petits stands de nourriture. Ceux-ci me seront fatals et m’offriront une facilité de digestion pendant près d’une semaine … j’avais bien parlé des crudités arrosées hein !
J’irais boire une bière au bar Utopia qui est assez connu des jeunes qui passent par ici. Je reconnais que l’endroit est très beau avec ses canapés et nattes en bord de rivière, son éclairage très intimiste et son terrain de beach-volley ! J’en profiterais pour tendre l’oreille sur ce que s’échange les jeunes groupes de backpackers. J’entendrais que le Mont Phousi est vraiment à faire au levé du soleil car gratuit et bien plus calme qu’à son habitude. C’est donc décidé, demain matin, je pars à 5h30 pour assister à cela.
Il me faudra deux matins et réveils très matinaux pour apercevoir un bout de soleil sur la vallée. Mais la beauté des lieux est réelle, et le calme du matin lui donne encore plus de charme, j’aime cette ville ! Je rencontrerais un matin un groupe de jeunes moines qui reviennent de leur quête (tous les matins à partir de 5h, l’ensemble des moines de la villes défile dans les rues du sud-est de la ville afin de faire l’aumône auprès de la population – trop tôt pour des bonnes photos !).
Je trouve qu’il sera plus agréable de monter par le côté nord (en face du Musée Royal) pour redescendre de l’autre côté. En effet, je montais de nuit et il y a plus de chose à voir côté sud. De nombreux bouddhas dorés, avec différentes représentations comme un bouddha couché, sont entreposés en milieu de descente. L’accès se fait plutôt bien dans ces escaliers qui serpentent le long de la colline.
Je prendrais une autre matinée pour aller faire la visite des temples situés de l’autre côté du Mékong. Cette rive est facile d’accès au départ du débarcadère situé en dessous du Musée Royal. Je ne paierais que 3 000 kip pour une traversée (un peu plus cher en vélo, scoot ou voiture) qui durera 10min.
Il suffit ensuite de prendre la route qui part sur la droite en haut du débarcadère et de continue la petite marche sur un peu plus d’un km (15min) pour arriver au premier temple, le Wat Chomphet. Celui-ci est payant et se situe en haut d’une longue marche dans un escalier assez raide ! La vue sur Luang Prabang y est superbe mais le temple en soi ne vaut pas le détour car dans un piteux état. Celui-ci marche aux dons, ce que je ferais pour aider à l’entretien …
Je continuerais ensuite le chemin pour accéder au Tham Sakkalin qui est le regroupement de temples, de moines et de maisons pour « civils ». Je croiserais une dame qui me fera payer l’entrée pour le temple ainsi que pour la grotte qui est située un peu plus loin. La grotte n’est pas incroyable mais le temple est assez bien conservé avec ses peintures rouges et dorées.
La ballade sera agréable mais déjà très chaude en cette matinée ! Les 4km aller-retour se feront sentir malgré la planéité du sentier. Celui-ci traversera un petit village où les gens ne seront pas tous très souriants … rien de grave, je suis un peu un ovni ici !
Ces quelques jours sur Luang Prabang seront donc douloureux pour les intestins mais forts agréables pour les yeux ! Je callerais deux sorties tout de même entre deux ballades vers les temples : une journée Kayak sur la rivière Nam Ou et une demi-journée aux cascades de Kuang Si. De belles choses encore à venir.