J+142…Chiang Rai

Cette visite se fera par l’intermédiaire d’un tour-opérator que je trouve dans l’hostel … mauvais choix pour moi car je vais me retrouver dans un bus remplis de personnes venant de Chine et le guide parlera en grande partie … en Chinois !

La journée se découpera en 4 visites plus ou moins intéressantes : les hots springs, le White Temple, le musée Baandam et un village tribal des femmes « aux longs cous ».

Les Hot Springs ne seront pas fameux mais permettront de faire une pause sur cette route qui se fait longue : près de 2h de mini-van et nous ne sommes pas à la moitié du chemin ! J’y croiserais une petite dame qui vend ses œufs de cailles cuits à la vapeur des Hot Springs et pleins de touristes avec leurs bains de pieds ! Un temple assez imposant est en cours de construction juste à côté, ce sera sympa de voir un peu l’ossature de ces bébés et le début des fresques.

On poursuit notre route pour enfin arriver au Wat Rong Khun ou « White Temple ».

Ce temple récent (1997) est entièrement fait de pierres blanchies pour symboliser la pureté du bouddhisme, d’où son nom touristique de « White Temple ». Il provient de l’imagination de l’artiste Chalermchai Kositpipat, enfant de la ville, qui souhaitait rendre hommage au souverain Rama IX décédé en octobre dernier.

Le Wat Rong Khun est composé de plusieurs symboles : le blanc pour la pureté, les miroirs pour la réflexion de la lumière, la mer de mains à l’entrée du temple principal pour les âmes souffrantes des personnes en enfer et les peintures des super-héros (batman…) correspondant au côté contemporain.

Entouré d’un petit cours d’eau, l’entrée se fait face au temple principal. Au vu de la quantité de monde, je sais tout de suite que cette visite se fera en express ! De toute de façon, il n’y a pas trop le choix : des hommes avec des mégaphones hurlent en continu au flot de touriste d’avancer afin d’éviter un bouchon sur le pont (le cas a déjà dû se présenter je pense !).

Le Bouddha présent dans l’enceinte du temple principal ne peut être pris en photo (oui-oui !). Je trouve d’ailleurs que ce White Temple est bien plus imposant de l’extérieur que de l’intérieur : les finitions précises des toitures et différentes ornementations en miroirs ne se retrouve pas dedans !

Du projet initial devait sortir en plus de terre huit autres édifices (dont une pagode, un crématorium et un musée pour financier la construction). Mais un tremblement de terre d’une magnitude de 6,2 sur l’échelle de Richter (5 mai 2014) dans la région de Chiang Rai ayant causé la mort d’une personne, a porté un gros coup au projet. Chalermchai Kositpipat se consacre dorénavant à réparer les parties endommagées par le séisme : la façade du temple, son carrelage, ainsi que les peintures intérieures.

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Je ne comprendrais pas forcément toutes la logique des bâtiments entre eux mais le temple principal est vraiment beau et lumineux de l’extérieur. On poursuit ensuite sous une pergola de petits miroirs annotés par les visiteurs pour arriver à un Bouddha sous un arbre géant.

On notera qu’il y a même la fontaine à pièces … un peu trop touristique … mais néanmoins à voir, rien que pour les toilettes d’une splendeur incroyable ! Il faut vraiment venir de bonne heure ou en fin de journée afin d’éviter la horde de touriste.

Après une courte pause déjeuner, on reprend la route pour une vingtaine de minute vers le Musée Baandam.

Petite présentation de l’artiste à l’origine de ce musée :  » Thawan Duchanee est né le 27 septembre 1939 dans la province de Chiang Rai. Etudiant du professeur Silpa Bhilasri, il est diplômé entre autre de grandes écoles comme celles d’Amsterdam. C’est l’un des peintres thaïlandais qui ont fait leur nom dans le monde international de l’art.  Son travail «A Drawer» est un reflet de la perception du Bouddhisme dans un contexte contemporain et marqué par une énergie profonde et brute. C’est une représentation de la spiritualité thaïlandaise teintée de philosophie orientale et occidentale. Thawan Duchanee a joué un rôle important en rendant l’art thaïlandais populaire dans le monde entier avec ses expositions en Thaïlande et à l’étranger. Il est souvent conférencier invité lors de conférences internationales d’art. En 2001, il a reçu le Prix des Arts et de la Culture par le Comité du prix de la culture asiatique Fukuoka. Ses contributions au monde de l’art comprennent également l’établissement de la Fondation Thawan Duchanee pour l’aide à l’éducation artistique. Il a passé plus de 50 ans à construire le «Baandam Museum», un musée d’art populaire dans un terrain sur une superficie de plus de 100ha à BaanDam, sa ville natale. Le musée abrite une grande variété d’art populaire, passé et présent. »

En thaï, « Baan » signifie foyer ou maison et « Bam » signifie noir. Le « Musée Noir » n’est pas une seulement une structure, mais surtout une collection d’environs 40 bâtiments de formes et de tailles variées parsemées dans un jardin paisible. Le terrain comprend donc près de 40 petites maisons noires en bois, verre, béton, briques ou en terre cuite dans différents styles et design unique. Ces maisons accueillent les peintures, les sculptures, les os d’animaux, les peaux, la corne, l’argent, l’or et de nombreux objets uniques du monde entier. L’artiste utilise toute sa collection comme source d’inspiration pour ses arts !

On peut donc à la fois trouver des pirogues magnifiques sous des crânes de bêtes, un peu plus loin un bâtiment en forme de baleine, 3 dômes étranges qui donnent des ambiances de sciences-fiction et des jeunes artistes en cours de peinture sur un des édifices. Un détour à la fois original et intrigant !

Après cette visite, nous reprenons la route afin de découvrir, comme de bons touristes, le « zoo humain » du village Tribal des Karen, femmes aux longs-cous. Je resterais partagée sur cette courte visite du village qui se résume surtout à une boucle au sein des abris remplis d’étoles et d’écharpes artisanales sous lesquels les femmes de tous âges sont en train de tisser. Leurs longs cous proviennent d’une tradition ancestrale qui les obligent à ajouter petits à petits des colliers en or afin de les allonger.

On finira le tour de ce jour par une ballade en bateau, sans grand intérêt, au niveau du Triangle d’Or. Ce triangle correspond à la zone géographique entre la Thaïlande, la Birmanie, le Laos et la Chine. Cette région était très connue pour son trafic d’opium. Cette ballade sera sympathique pour le principe de se déplacer sur le Mékong !

Nous mettrons ensuite plus de 4h à revenir sur Chiang Mai. Mon choix de tester les tours afin d’en voir un maximum en une journée n’était pas le bon : trop long, trop court en visite, pas d’explication réelle … Il vaut mieux se promener ou encore emprunter les quelques transports autonomes entre les deux villes ou prendre un tour sur deux jours.

Un retour à 21h et c’est parti pour un court sommeil. Une ballade plus authentique m’attend demain dans la campagne de Chiang Mai …

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