Il y a de 3h de route pour rejoindre Kanchanaburi en mini-van privé (seul moyen pour s’y rendre – pas de commun) au départ d’Ayutthaya. Cette ville de l’Ouest Thaïlandais, où la végétation est dense et un peu plus tropical que précédemment : la jungle commence !
Elle est connue mondialement pour sa rivière Kwai et le célèbre pont construit par les Japonais avec les prisonniers de guerre en 1942. La première après-midi sera pour un tour en ville et à la recherche de point touristique ou d’informations … le terminal reste le meilleur endroit pour toutes les directions. Ci-dessous les photographies des horaires et tarifs au départ de Kanchanaburi (2017)
Je me prends deux jours, ce qui est très court, pour voir quelques sites ici. Ce sera le Parc National d’Erawan pour le 1er et un tour en tuktuk pour le 2ème. J’évite la ballade dans le centre des Tigres car je n’ai toujours pas confiance dans les traitements …
Jour 1 – Le Parc National d’Erawan.
Le bus bleu part toutes les heures au départ du terminal, des panneaux sont clairs pour indiquer le bon bureau (50bath) ! Le parc situé à 65km de Kanchanaburi est bien connu pour ses cascades. Celles-ci s’admirent le long d’un chemin d’abord en béton puis rapidement en voie plus sablonneuse/terreuse avec des passages à sens unique sur les escaliers en bois fragiles (bien glissants je pense par temps de pluie – attention aux enfants) ! L’entrée du parc est de 400bath pour un accès au site complet.
Plusieurs sentiers existent et une bonne journée de marche n’est pas suffisante pour tout voir. Des petites voiturettes de golf déplacent qui le veut mais c’est de la triche ! Une grotte est accessible et assez chouette suivant les photos mais à 12km de l’entrée, ce sera pour une autre fois. Idéalement, c’est mieux de venir en semaine car le dimanche, bien choisi par moi, sera un enfer pour les déplacements entre locaux et touristes !
Ce sera le sentier direction les 7 « étages » de cascades pour moi ! Les distances indiquées correspondent à celles avec l’entrée du sentier.
Niveau 1 – Hlai Khuen Rung – 500m de marche
Niveau 2 – Wang Macha – 600m de marche
Niveau 3 – Pha namtok – 700m de marche
Niveau 4 – Oke Nang Peesau – 1 050m de marche

Niveau 5 – Buea Mai Long – 1 550m de marche
Niveau 6 – Dong Prucksa – 1 750m de marche

Niveau 7 – Phu pha Erawan – 2 000m de merche
La ballade est agréable et plusieurs bassins sont autorisés à la baignade. Il faut savoir que le parc ferme à 17h, il est donc plus intéressant de venir tôt pour profiter du calme de la forêt dense qui entoure le cours d’eau. Je verrais de nombreuses robes et costumes accrochés à des arbres. Je ne sais toujours pas l’origine de cette tradition mais le rapport à la bénédiction ou protection est fort probable au vu du respect important des Thaïlandais pour les arbres.
Le retour se fera rapidement en payant 50bath comme à l’aller pour les bus bleus !
Jour 2 – Autour de Kanchanaburi.
Aujourd’hui, c’est culture sur l’histoire locale et la visite de sites naturels. Je négocie avec un tuktuk directement au terminal pour faire un tour complet : le pont, l’arbre géant et la grottes-temples. Il m’informe que j’ai oublié un temple situé un peu plus haut dans les collines… au top, j’aime bien les surprises ! Et grand luxe, je serais toute seule pour ce tour en déboursant 800bath !
On commence par le « Giant Tree » qui est un Acacia, il me semble, majestueux d’une quarantaine de mètre de haut et de plus de 300 ans ! Il est courant de voir en Thaïlande des offrandes et rubans accrochés à des arbres. Les croyances locales disent que des esprits divers peuvent vivre dedans. Leurs faire des offrandes permet d’obtenir de ces esprits au moins la paix et au mieux la réalisation de ses désirs!
On poursuit ensuite la ballade vers le temple inconnu. Celui-ci se trouve être le fameux duo Wat Tham Suea – Wat Tham Khao Noi que je n’avais même pas repéré dans mes recherches ! Une très belle surprise pour ce complexe coloré situé en haut de la colline et que l’on aperçoit de loin !
Je commence par l’envers en partant dans l’édifice de gauche sur le parking, et ce ne sera pas plus mal car j’évite un maxi-escalier ! Ce premier édifice se compose en deux parties : à droite une sorte de salle de réception avec un autel rempli de Bouddha puis un grand mausolée finement décoré et entouré de surprenantes statues de cires d’anciens moines passés à la postérité … vraiment bien faîtes, j’y ai regardé à plusieurs fois hein !
En ressortant, on trouve une statue verte indiquant l’entrée d’un cheminement vers plusieurs petites grottes. Chacune présente plusieurs images différentes comme Bouddha, ou encore le Tigre… Il y a même une petite grotte où le but du jeu est de réussir à accrocher une pièce dans une des fentes et défauts de la paroi rocheuse, c’est une prière pour la chance !
Je continue la visite en remontant la rampe plus facile pour arriver sur un parvis grandiose avec vue sur la vallée. Un Bouddha haut de … se présente face à nous dans cette coquille gracieuse ! Je suis impressionnée des couleurs, dorures et beautés des lieux !
Je passe derrière le Bouddha pour admirer la superbe vue à plus de 180° ! Rien à redire, c’est une bonne adresse ! Je continue pour ensuite passer au premier étage de la Grande Pagode. Ici se trouve les cloches qu’il faut sonner une à la suite de l’autre pour s’apporter bonne chance une nouvelle fois. J’entreprends la montée des (186 j’ai compté !) marches vers le sommet de ce bâtiment haut en couleurs. Une vue superbe sur le Bouddha géant et une montagne de dorures pour l’arrivée !
En redescendant, je prends le temps de faire le tour de chaque étage où j’admirerais d’abord des plafonds peints avec chaque scène de la vie de Bouddha, puis une quantité importante de Bouddhas, ensuite de nouveau des plafonds peints avec ce coup-ci des scènes de l’histoire des guerres …
Je suis ravie de cet arrêt imprévu pour un ensemble de temples vraiment beaux.
On reprend le tuktuk direction le centre de Kanchanaburi. En effet, cette ville est un grand lieu de mémoire concernant une partie de l’histoire un peu oubliée.
Plaque commémorative de l’entrée du cimetière :
» Après avoir participé à la Seconde Guerre mondiale en décembre 1941, les forces japonaises ont rapidement pris le dessus en Asie du Sud-Est en 1942, afin de trouver une ligne d’approvisionnement plus courte et plus sûre entre la Birmanie (aujourd’hui le Myanmar) et le Siam (maintenant Thaïlande), il fut décider d’utiliser les prisonniers de guerre et le travail civil pour construire un chemin de fer en ligne unique reliant les chemins de fer existants à Thanbyuzayat à l’ouest et Ban Pong à l’est. Deux forces, l’une basée au Siam et l’autre en Birmanie, ont travaillé à partir d’extrémités opposées, réunies à Konkuita en octobre 1943. Le projet a coûté la vie à environ 15 000 prisonniers de guerre et 100 000 civils à cause de la maladie, de la malnutrition , épuisement et mauvais traitements.
Ce cimetière, le plus grand de trois sur le chemin de fer Birman-Siam, est situé près du site de l’ancien camp de base des prisonniers de guerre «Kanburi», traversé par la plupart des prisonniers qui se rendaient dans d’autres camps. Le cimetière, conçu par Colin St Clair Oakes, a été créé après la guerre par le Service des sépultures de l’armée qui a transféré des tombes dans les cimetières du camp et des tailles solitaires tout le long de la moitié sud du chemin de fer et d’autres sites en Thaïlande. Plus de 5 000 personnes du Commonwealth et 1 800 blessés néerlandais sont commémorés dans ce cimetière, dont environ 300 hommes qui sont morts de maladie à Nieke et Changaraya et qui sont incinérés. Leurs cendres sont enterrées dans deux tombes dans le cimetière et leurs noms apparaissent sur des panneaux. Les noms de onze soldats de l’armée indienne, dont les tombes sont ailleurs en Thaïlande, sont commémorés par leur nom sur une tablette dans le bâtiment d’entrée. La Commission des sépultures de guerre du Commonwealth est responsable de l’entretien des tombes et des monuments commémoratifs dans quelque 150 pays qui commémorent environ 1 700 000 membres des forces du Commonwealth qui sont morts au cours des deux guerres mondiales. Ceux-ci commémorés ici et ailleurs comprennent des militaires et des femmes de plusieurs confessions différentes. »
Le conducteur me laissera non loin après pour atteindre le fameux Pont de la Rivière Kwai. Petite référence au film évidemment : un sifflement bien connu !
Après une pause déjeuner sur le pouce avec un fruit-shake, chose qui devient addictive, on reprend la route pour une dernière étape : la grotte de Koapoon.
Ce lieu n’est pas très connu et assez insolite ici.
Koapoon Cave Temple est un vieux temple. Aucun document d’histoire du temple n’est trouvé, mais il est enregistré en 1870 roi Rama V ou le roi Churalongkorn, le Grand, qui aurait visité Koapoon Cave par voie navigable pour rencontrer le Bouddha couché dans la grotte. Koapoon signifie « montagnes calcaires ». Naturellement, les grottes ont été nommés différemment comme les histoires de chacune d’entre elles.
1 – La salle de Phra Buddha Saiyas (salle de Bouddha couchée)
2 – Chambre Ja-Ae. Cela signifie «se rencontrer» parce que cette pièce ne se connecte pas aux autres. Il y a plusieurs images de dieux et de déesses comme Joa Mae Kuan – Im (la déesse du Bouddha chinois), Ganesha (Dieu de la sagesse), Phra Mae U-ma-te-vee (Hindo la déesse du succès), Indra, Phra -prm (les quatre faces Hindo des souhaits) et Luang Poo Jun Pae (l’ancien abbé du temple).
3 – Mai toa chambre (bâton de marche). Le poteau calcaire cristallisé ressemble au bâton de marche d’un ascétique, soutenant le plafond de la pièce.
4 – Salle Sai-Yoi (figue pleureuse). En raison des racines du figuier pleureur qui pénètre le plafond de la salle.
5 – Salle Jor-Ra-Kha (salle de crocodile). Le rocher avec la forme du crocodile dans le bassin a été trouvé dans cette pièce. Mais le crocodile de pierre a été volé.
6 – Chambre Por-poo-Rui-See (la salle ascétique). L’image récitante de l’ascétique est placée dans cette salle.
7 – Salle Thape-Ni-Mitra (salle de vision de Dieu). C’est une image de Bouddha qui est placée dans cette pièce.
8 -Salle Kaew (salle de cristal). Sur le chemin de Thape-Ni-Mitra à Kaew, il y a beaucoup de murs avec une décoration cristallisée calcaire qui le rend célèbre.
9 – Salle Thape-Prasittisopol. Un calcaire cristallisé dans cette pièce se forme comme la tête d’éléphant.
Outre l’attrait de la caverne, cet endroit est également lié à la Seconde Guerre Mondiale . A l’arrière du temple par la rivière, l’armée japonaise avait eu l’usage de cet endroit en basant son camp d’infirmières «l’hôpital Koapoon». Ceci est affiché au Musée JEATH que je n’aurais pas le temps de visiter.
Quoiqu’il en soit, Kanchanaburi vaut le détour et je pense pour quelques jours bien tassés afin d’avoir le temps de tout voir et d’aller surtout un peu plus dans les montagnes pour un petit trek ou deux.
Je prends mon billet pour le soir même afin de prendre le bus de nuit pour Chiang Rai … j’oublie les villes intermédiaires comme Lopburi ou Sukhothai pour affronter de suite le Nord … le budget transport est déjà pété depuis longtemps ! C’est parti pour un peu plus de 11h de bus plutôt confortable et pour un prix dérisoire !