Les sous sont revenus ! Je vais pouvoir alors me reprendre un billet pour la journée afin d’emprunter les différents métros … mes jambes sont heureuses !
Je commence donc par la visite interrompue du premier jour à savoir les jardins du Palais Impérial.
Le palais impérial de Tokyo, où l’Empereur actuel Kokyo vit, est situé dans l’arrondissement de Chiyoda en plein centre de la ville. Les jardins situés à l’est du Palais sont accessibles toute l’année sauf les mardis et vendredi mais gratuitement! Cet énorme « complexe » est entièrement entouré de grands buildings qui feront l’objet de la ballade suivante. To
Au début de l’ère Meiji, l’Empereur du même nom ordonna le transfert de capitale de Kyoto à Tokyo ; la famille impériale y prit alors ses quartiers. Comme beaucoup de monuments historiques japonais, le domaine a subit tout au long de son histoire car détruit par un incendie pour être rebâti, puis il fut ensuite rasé lors de la seconde Guerre mondiale, puis reconstruit en 1968.
On commence donc par les maisons des gardes qui sont au nombre de trois aux différentes entrées du domaine. Ces gardes étaient en fait des samourais (une centaine) qui gardaient un œil permanent sur la famille impériale et les entrées du site.
Les murs de d’enceinte en pierre du Palais Impérial, qui faisaient partie du château d’Edo, sont classés comme sites historiques spéciaux, « ruines du château d’Edo ». Le mur entre la pente de Bairinzaka et la pente de Shiomizaka (accès à la partie supérieure du site) a été reconstitué entre juillet 2002 et mars 2005 afin de le remettre en son état original. Une recherche « archéologico-culturelle » a été réalisée en même temps que les travaux de restauration ci-dessus. Ces murs ont été grandement affectés par un grand incendie appelé « Mereik Conflagration »qui a eu lieu en 1657, l’année suivante de la construction de ceux-ci ! Pendant les travaux de restauration, une grande quantité de tuiles et d’autres élément de construction ont été trouvés derrière le mur de pierre.
Le bâtiment Tokagakudo est un music-hall qui a été construit en 1966 à l’occasion du 60ème anniversaire de l’impératrice Kojun. Cet édifice est un octogone, la forme de son toit correspond à des pétales de clématites et chaque mur extérieur de l’octogone est recouvert de motifs de grands oiseaux en mosaïque et sont ornés de motifs de soleil, de lune, d’étoiles … Il a été nommé pour l’impératrice de Kojun « la fleur de pêche ».
En face, on trouve le premier donjon de Tenshukaku du château d’Edo a été construit au temps du 2ème Shogun Hidetada en 1607. Initialement il était composé de cinq étages extérieurs et six en intérieur, c’était le donjon le plus élevé jamais construit au Japon et symbolisait l’autorité du Shogunat Tokugawa. Il a été brûlé dans l’incendie de 1657, seulement 19 ans après son achèvement et il n’a jamais été reconstruit après coup.
Le jardin de bambou a été établi en 1996 à la suggestion de sa majesté l’Empereur. Ces bambous avaient d’abord été présentés à l’empereur Showa. Toutes les variétés de bambous sont représentées.

Peu après on trouve la cave en pierre Ishimuro. Il y a différentes rumeurs sur cette cave qui en faisaient un passage souterrain ou encore une trésorerie. Elle semble avoir été utilisée comme un entrepôt d’urgence pour les fournitures du Palais, car elle est près de la chambre arrière de celui-ci. Il a une superficie d’environ 20 mètres carrés et il est fait d’Izu Ishi (pierre que l’on trouve dans la péninsule d’Izu) et son plafond est une longue dalle de pierre.
Le bâtiment d’après s’appelait Tamon-Nagaya, était un bâtiment pour la défense du mur, une sorte d’arsenal où les armes (armes, arcs et flèches …) ont été stockés et il a été conçu également pour être utilisé pour tirer sur les envahisseurs en temps de guerre.
En poursuivant dans les beaux jardins arborés, on arrive ensuite au Yagura. « Yagura » est un bâtiment pour le stockage et la défense. Il y avait auparavant dix-neuf édifices comme celui-ci dans le château d’Edo. De ceux-ci, il n’en reste que trois: Fushimi-Yagura, Sakurada-Niju-Yagura et Fujimi-Yagura. Fujimi-Yagura est la seule réserve de trois étages. Il a été nommé ainsi avec son rapport avec le Mont Fuji qui pouvait être vu dans les temps anciens. C’était un édifice très important à cette époque, puisqu’il servait de substitut au donjon détruit par le feu en 1657. Il était également utilisé comme lieu où les Shogun profitaient de la vue pour les feux d’artifice de Ryogoku et de la baie de Tokyo.
La ballade est assez longue pour pouvoir profiter de tous les recoins de l’énorme jardin. En partie haute se trouve également un verger qui n’était évidemment pas fleuri en cette fraîche saison. Je passerais également par l’observatoire qui offre une vue imprenable sur les bâtiments modernes qui tranchent avec la lourde histoire des lieux.
En redescendant, je repasse donc par le jardin que j’avais eu à peine le temps de découvrir lors de mon premier passage : le Jardin Ninomaru. Korobi Enshu, un architecte paysagiste de la période Edo tôt (1600-1868) a fait ce jardin. Plus tard, il fut totalement ravagé par le feu. Mais ses plan de la période Edo avait été préservés, grâce à ceux-là, le jardin typique d’Edo a été magnifiquement restauré quand les Jardins de l’Est du Palais Impérial ont ouvert au public. Des gros poissons se promènent tranquillement dans ce petit lac très très zen !
Après deux heures en ces lieux qui doivent être juste somptueux au printemps, je tranche de décor en rentrant un peu plus dans le quartier de Marunouchi situé à l’est des jardins, en sortant à la station Otemachi. Je descendrais la rue principale qui me permettra de passer devant le Marunouchi Building, un grand complexe de 140 boutiques et restaurants de toutes origines. Je poursuis ensuite ma route vers la Tokyo Station, la gare principale de la ville. Achevée en 1914, elle a une importance culturelle avec son style renaissance en briques rouges. Elle a été restaurée après la guerre sur sa forme originale en 2012 (des travaux sur le parvis étaient encore en cours lors de mon passage). J’arriverais enfin sur le Tokyo International Forum, un complexe regroupant des expositions, concerts et autres évènements. Son atrium en verre est assez impressionnant.
Je partirais ensuite en quête de l’hôtel où a séjourné mon père, il y a quelques longues années maintenant. Me voilà donc en court passage dans le quartier de Roppongi-Akasaka au sud-ouest de la ville au milieu des buildings et des ambassades en recherche du Akasaka Prince Hotel … je le trouve sur Google histoire mon idée de son architecture mais passerais et repasserais devant le lieu initial en finissant par intégrer que ce bâtiment n’est plus !! Mon père me le confirmera après coup en m’informant que celui-ci avait été rasé en 2013 et remplacé par le beau bâtiment ci-dessous ! Beaucoup de building mais j’en profiterais pour faire ma pause déjeuner au calme en même temps que les bosseurs des bureaux !

Je continue ma journée en reprenant le métro direction la sortie Diamon pour arriver très rapidement au Jardin de Hama-rikyu.

Ce jardin familial, qui servait d’annexe au Château d’Edo, conserve un étang d’eau de mer et deux terrains pour la chasse aux canards qui datent de cette époque. En 1654, Matsudaire Tsunashige, petit frère du quatrième Shogun Ietsuna et seigneur de la région de Kofu, fqit une étendue artificielle de terre sur la mer par remblaiement pour y construire une villa secondaire. Après de nombreuses autres affectation en fonction des Shogun suivant, les travaux et l’aménagement du jardin tel qu’on voit aujourd’hui se termine sous l’ère du 11ème Shogun Ienari.Au lendemain de la Restauration de Meiji, la propriété devient le palais secondaire de la famille impériale, rebaptisé alors Hama-rikyu. Mais le grand séisme de Kanto et la seconde guerre mondiale n’ont pas épargné le jardin qui, gravement endommagé, perd son aspect gracieux d’antan, notamment le pavillon de thé et une partie de la végétation. En 1945, le jardin devient la propriété de la ville de Tokyo à la suite d’un leg impérial. Le jardin, après travaux est ouvert au public en 1946.
Quelques petites précisions sur les lieux singuliers du domaine.
- Shioiri-no-ike est le seul étang d’eau de mer de Tokyo conservé depuis l’époque Edo. Son niveau, régulé par une écluse, monte et descend au rythme des marée. On y trouve différentes espèces de poissons de mer comme le mulet à grosse tête, la perche japonaise, le gobie et l’anguille.
- Il y a un embarcadère qui donne accès au bateau-bus qui mène d’Asakusa à Ryogoku. Cette croisière permet le passage jusqu’à la baie de Tokyo en passant sous les 14 ponts de différents style sur la rivière Sumida.
- Kamoba – les étangs aux canards. Ils ont été aménagés pour la chasse aux canards sauvages et datent de 1778 et 1791. Les étangs étaient pourvus de fossés étroits pour y piéger les canards en répandant du millet sur le plan d’eau ou en manipulant des canards domestiques. On les capturait à l’aide de filets ou à la chasse au faucon.
- Les Pins de 300ans. En hommage au sixième Shogun Ienobu qui dirigea les grands travaux d’aménagement du jardin, un peu fut planté, il y a environ 300ans. Il conserve encore aujourd’hui sa forme majestueuse.
- On peut également y observer un jardin de pivoine ainsi que de nombreuses autres plantes comme les hibiscus, glycine et rhododendron.
Je n’ai pas précisé que l’entrée était de 150 yen pour une bonne ballade de près de deux heures en prenant son temps et en se reposant dans les nombreux bancs ou au pavillon de thé pour y prendre une pâtisserie.
Je poursuis ma ballade dans le quartier de Shiodome en passant par Shidome SIO-SITE qui est un lieu touristique avec de nombreux restaurants, boutiques et galeries d’art. Les rues ont un style Roman comme certains le disent … « comme en Italie »!
Je reprendrais ensuite le métro pour arriver à la station Akabanebashi qui donne directement sur la Tokyo Tower. Celle-ci construite en 1958 pour les télécommunications est haute de 333m. Deux observatoires sont présents à 150m et 250m, ainsi qu’un aquarium. Ayant déjà fait la Skytree la veille, et prévoyant le World Trade Center, je ferais l’impasse ! Je poursuis donc ma route vers l’est en direction du Zojoji Temple.
Après quelques détours pour enfin trouver l’entrée qui se situe au Nord du site, me voilà donc à ce temple fondé en 1393 comme un séminaire Nembustu de l’école Jodoshu de l’est du Japon. Zojoji est devenu plus tard le temple de la famille du shogunat Tokugawa. La porte en bois du temple reste comme le reste architectural original du début du 17ème siècle et désigné comme un bien culturel important du Japon
Après un retour à l’auberge de jeunesse pour mettre un peu à jour le blog, et reposer les jambes qui n’arrêtent pas, je repars en fin de journée, la nuit tombée vers la station Daimon. Ce coup-ci, c’est pour profiter de ma dernière vue possible dans les hauteurs de Tokyo, le départ pour la Thaïlande est prévu le lendemain. Je décide donc de faire un tour dans le World Trade Center Building où j’ai une petite réduction grâce à un des colocataires de l’auberge. Je payerais donc 500yens pour accèder à 152m de hauteur sur les rues nocturnes et actives de Tokyo.
La vue sera superbe sur la baie de Tokyo, la Tokyo Tower de nuit et le sud de la ville. Le détour vaut le coup ! Je profiterais des décorations de saint valentin pour des petites dédicaces à mon Amoureux !