J+30 … Le Rio Céleste – Ténorio

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On se lève tôt, pour profiter du petit déjeuner consistant et prendre la route direction Bijagua.

Comme on pourra vite le découvrir, chaque volcan du pays a son propre parc naturel l’entourant.

Le Volcan Tenorio présente 4 sommets et 2 cratères. Cependant, la végétation les a entièrement recouverts, on restera donc sur notre faim de découverte de la structure des volcans ! Le parc pourtant présente une visite incontournable pour le Costa Rica, le Rio Céleste connue pour sa couleur bleue turquoise unique due au souffre présent en quantité dans celle-ci.

On accède au parc par une petite piste en terre très rocailleuse, le 4×4 est bien plus confortable, et j’ai entendu dire qu’aucun collectivo n’y accédait … on comprend vite pourquoi !

La visite coûte 15 dollars, soit le prix d’entrée dans le Parc Naturel pour une ballade de 6km aller-retour. La première partie de la ballade se fait sur un sentier bétonné, on aura l’explication au retour ! On poursuit ensuite sur un petit chemin assez boueux compte tenu des pluies quotidiennes. On y croisera d’ailleurs un groupe de jeune qui était en train d’entretenir et consolider le sentier.

On croise beaucoup d’oiseaux et de papillons, mais trop difficile à snipper avec un appareil photo bien sur. La végétation y est dense et tropicale au vue de l’humidité « coincée »!

Première étape, les escaliers permettant d’accéder à la Catarata, haute de 30mètre et possédant cette couleur bleu incroyable : la descente est facile et l’odeur de souffre monte petit à petit. Le spectacle est saisissant de beauté malgré le temps mitigé !

On poursuit après 1km de marche boueuse jusqu’au Mirador permettant d’admirer les sommets du volcan…la météo ne nous aidera pas à avoir un paysage complètement dégagé mais les papillons nous animeront celui-ci !

On arrive ensuite au Laguna Azul, le lac bleu … je mets les photos pour ne pas en rajouter plus en explications dérisoires !

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Quelques centaines de mètres plus loin, l’odeur d’œuf bien mûr commence à être omniprésente … on arrive aux « bains bouillonnants » : petits jaccuzzi, toujours dans ce bleu si clair et ces bulles provenant des restes du Volcan. On aura la chance d’y voir en plus une nouvelle vipère venimeuse pas plus grande que ma main !

On continue la marche jusqu’au passage de deux petits ponts bricolés avec ce qu’il restait ! Mais quel plaisir de passer au-dessus de cette rivière magique. On dit d’elle ici que “Quand Dieu termina de peindre le ciel en bleu, il lava ses pinceaux dans le Rio Céleste” … çà se tient !!

Non loin, voilà la fin du sentier autorisé del Rio Céleste où sa couleur prend son origine.

La couleur particulière de Rio Céleste apparaît donc au point connu sous le nom Teñideo. La coloration est formée par le mélange des deux effluents (sans couleur) : le Rio Buenavista et la Quebrada Agria.

Le changement de pH (acidité) dans ce point de mélange augmente la taille des particules d’un minéral présent dans le Rio Buenavista. Ces minéraux connus sous le nom d’aluminosilicates (formés par l’aluminium, le silicium et l’oxygène) augmente de 184 nanomètres à 570 nanomètres. Une fraction de ce minéral atteint le fond de la rivière et il peut être reconnaissable comme un sédiment blanc situé au milieu de la zone de mélange, alors que la majorité de ce minéral reste suspendu le long de la rivière.

Le minéral qui reste en suspension explique la couleur bleu ciel de la rivière. Ses particules  dispersent la lumière du soleil comme lorsque les gouttes de pluie forment un arc en ciel. Dans l’arc en ciel, les gouttes d’eau agissent comme des prismes de décomposition de la lumière blanche dans les différentes couleurs. Dans Rio Céleste, la taille spécifique des particules de aluminosilicates provoque seulement les tons bleutés de la lumière blanche dispersée. Voilà comment nous observons la couleur caractéristique de la rivière. En d’autres termes, à Rio Céleste se produit un phénomène rare, appelé diffusion de Mie dans le domaine de la physique.

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Rio Céleste

La ballade s’arrêtant ici, on fait demi-tour pour admirer une nouvelle fois ce décor magique et essayer d’apercevoir d’autres bestioles. La végétation regroupe de nouvelles variétés inconnues pour moi qui feront l’objet de prochaines recherches pour ma culture !

 

Arrivés à l’entrée du bout de sentier bétonné, on découvre une bonne surprise : deux robinets pour ce rincer les chaussures PLEINES de boues et rentrer proprement par le sentier bétonné jusqu’à la voiture … ils pensent à tous ces Ticos !

 

 

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